Page 6 - 70 ans de judo à Mâcon
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— Origines et développement du judo à Mâcon —
Le dojo est une pièce attenante à l’appartement de Jean BARNAY, dont la petite fenêtre donne sur la
rue Frachet. En guise de tatami, de la sciure est répandue au sol et recouverte d’une épaisse bâche de 25 à
30 m² maintenue par des barres de bois, le tatami touche les murs sur trois côtés. La sciure étaient proba-
blement fournie par M. TOMACHOT le premier président du Cercle de Judo Mâconnais qui exploitait à Pris-
sé une scierie devenue l’entreprise « La Boisserolle ». Après quelques chutes, la sciure étant chassée sur les
bords, la surface du tapis ressemblait à un champs labouré ; alors Jean BARNAY donnait le signal ; vite, on
débâche, on ratisse, on tend la bâche , et… hajimé !
Pour le renforcement musculaire, d’un côté un trapèze et de l’autre une corde lisse. Pour toute déco-
ration, au mur un katana que le professeur décroche pour les cérémonies d’intronisation des ceintures noi-
res, une étagère où sont exposées les coupes gagnées en compétition et le portrait de Jigoro KANO Senseï.
Pour l’administration de ce tout petit club, le grand registre où Jean BARNAY inscrivait les renseignements
relatifs à ses élèves. C’est un dojo improvisé, donc pas de douches dans le vestiaire ; Guy NOBLET et Jean-
Claude MENEGAZ, deux des jeunes de l’époque, ont le souvenir vivace des odeurs mélangées de sueur et
de sciure de bois.
Quelques scènes dans le dojo :
G. THEVENET, Marc PERRET, Philippe LAFARGE et ‘Nanou’ PERRIN,
vainqueurs au retour d’une compétition par équipe.
Janvier 1959, un passage de grade sous Lors de la répétition d’une démonstration. En chute avant: Philippe LAFAR-
l’œil du professeur au fond. GE. Assis : Marc BOURDELIN et Marc PERRET
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